… espacement, temps-miroir
L’air du temps porte le son et ses reflets…
De même que deux tonalités ne sont jamais aussi éloignées entre elles que décalées d’un petit intervalle, de même des sonorités très différentes peuvent aisément fusionner, tandis que très proches elles resteront distinctes.
Ce qui alors vient me chanter comme musique, c’est le jeu de ces associations-dissociations entre figures proches et images lointaines. La perception immédiate les appréhende comme une odeur. L’animalité de l’écoute y flaire une piste et, retournant la mémoire des formes, retrouve les schèmes et les désirs enfouis.
Alors la représentation fonctionne
Les ailes du temps portent les reflets du son.
Ainsi l’écho des cloches sur les murs des cours intérieures (et singulièrement celles de l’église Saint-Séverin d’où je les écoute chaque jour depuis 30 ans, avec en prime les
… si proche (à quinze mètres à peine)… si loin (je ne suis pas oiseau)
Ainsi les
Et les différences microtonales, les fusions des matières, les percussions de souffle, les accents dans les lignes. Les mutations de proche en proche, les distances…
L’air porte les ailes.
Le temps porte les battements.
Création
- 8 janvier 2000, Multiphonies 1999-2000
: Concert, Salle Olivier Messiaen — Maison de Radio France, Paris (France)
Détails
Événements les plus récents
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24 juin 2016Cologne (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne)
- 6 juin 2014Montpellier (Hérault, France)
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1 mars 2005Montréal (Québec)
- 8 janvier 2000Paris (France)

![François Bayle [Photo: Bea Borgers, Bruxelles (Belgique), 27 octobre 2018]](https://res.electrocd.com/image.php/image/b/bayle_fr.9196.jpg?width=n2&cropratio=5:3)

