Cette œuvre évoque une vision onirique. Deux espaces, deux climats contrastants. D’abord, au seuil de l’aurore, un horizon calme et serein, froid et bleu. Soudain, l’espace se trouve clos, la froide lumière s’empourpre au point de devenir incandescente. Le lieu est peuplé de créatures farouches et fébriles dont la trace acoustique fait contrepoint avec l’entrechoc des matières tectoniques en mouvement.
L’écriture acousmatique relève encore une fois d’une démarche plasticienne, caractérisée par des signatures morphologiques contrastantes, aux mutations imprévisibles, évoquant des couleurs, des textures et des formes. L’œuvre s’ouvre sur de longues plages sonores stables et diaphanes, s’étirant comme des mélopées plaintives. Elles sont brutalement perturbées par des grésillements, crépitements, granulats et
Afin de façonner le matériau de l’œuvre, j’ai eu recours à un détecteur de mouvement infrarouge me permettant de contrôler simultanément, avec la gestuelle d’une main, jusqu’à cinq paramètres sonores dans des applications de synthèse additive et de synthèse par modélisation. Ce même contrôleur a servi au traitement sonore de mes matériaux anciens et nouveaux, notamment grâce au logiciel Cecilia. L’emploi du détecteur infrarouge a permis d’imprimer à la morphologie et à la facture des sons une signature gestuelle, vivante et organique, et de libérer ainsi les qualités expressives du matériau.
[ix-19]
Création
- 11 avril 2019, Résidence croisée
: Gilles Gobeil, Stéphane Roy, Studio multimédia — Conservatoire de musique de Montréal, Montréal (Québec)
Détails
Événements les plus récents
- 22 octobre 2023Bruxelles (Belgique)
- 15 septembre 2021Buenos Aires (Argentine)
- 28 juillet 2021Webdiffusion
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11 avril 2019Montréal (Québec)
Diffusions
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- Stéphane Roy, Train d’enfer (2010-11), 20:54
- Stéphane Roy, Les aurores pourpres (2017-19), 13:54
- Stéphane Roy, Les territoires secrets (2008, 19), 15:04
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- Stéphane Roy, Les aurores pourpres (2017-19), 13:54
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- Stéphane Roy, Les aurores pourpres (2017-19), 13:54
- Sandra Elizabeth González, Espacio imaginario (2016), 9:55
- Sophie Delafontaine / Ovide, Tout ça à cause de Junon (2013), 9:52
- Panayiotis Kokoras, Breakwater (2000), 8:08
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- Chantal Dumas, Oscillations planétaires: Dorsale médio-atlantique (2017-18, 19), 11:30
- Stéphane Roy, Les aurores pourpres (2017-19), 13:54
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- Chantal Dumas, Oscillations planétaires: Dorsale médio-atlantique (2017-18, 19), 11:30
- Stéphane Roy, Les aurores pourpres (2017-19), 13:54



![Stéphane Roy [Photo: Maddi Berger, Brossard (Québec), 15 septembre 2019]](https://res.electrocd.com/image.php/image/r/roy_st.9536.jpg?width=n2&cropratio=5:3)